Poursuite de l’érosion de la vie sur terre

July 2nd, 2009 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général | No Comments »

frontcover Wildlife in a changing worldEn 2002 la quasi-totalité des pays de la planète se sont engagés à “réduire de façon significative la perte actuelle de diversité biologique aux niveaux global, régional et national pour contribuer à la réduction de la pauvreté et pour le bénéfice de toute vie sur terre”.

Il y a aujourd’hui des critiques contre la formulation de cet objectif que je ne partage pas car il explique clairement qu’il est indispensable de préserver la nature aussi bien pour sa valeur purement utilitaire que sa valeur propre (esthétique, spirituelle ou récréative). Il met aussi l’accent sur l’importance d’agir à tous niveaux; on aurait pu certes y rajouter le niveau local!

Malheureusement cet objectif ne sera pas atteint comme le démontre la dernière publication de l’UICN analysant en détail les données de la Liste rouge des espèces menacées. Tous les indices présentés montrent un déclin continu et persistant de la vie sauvage.

J’ai eu le privilège d’être l’éditeur en chef de cet ouvrage. C’est l’aboutissement d’un travail collectif collossal qui, je l’espère contribuera à accélérer la prise de décision en faveur de la nature.

Pour plus de détails et notamment le communiqué de presse en français, consulter le site du programme pour les espèces de l’UICN. Pour accéder directement au rapport, cliquer ici.

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Earth Hour - Un petit geste

March 26th, 2009 Jean-Christophe Vié Posted in Actualités | No Comments »

Chacun se demande ce qu’il peut faire pour la planète. Voilà une action de grande envergure qui ne vous coutera rien et à laquelle vous pouvez contribuer sans effort. 

Samedi soir à 20h30 éteignez toutes les lumières pendant une heure. Des millions de gens y ont participé au cours des années précédentes, des personnalités supportent l’initiative, de grandes villes y participeront etc… L’année dernière 370 villes et 50 millions de personnes ont éteint leurs lumières. Le succès grandit au fil du temps et il est impératif que le mouvement prenne de l’ampleur.

Pourquoi? Parce que 2009 est une année cruciale pour notre avenir à tous. En fin d’année, à Copenhague, un nouveau protocole sera discuté pour succéder au bien peu efficace et bien insuffisant protocole de Kyoto. Il est indispensable d’envoyer un message fort aux décideurs sur la nécessité de ralentir les changements climatiques car d’année en année, malgré une certaine prise de conscience, les prévisions les plus alarmistes sont largement dépassées.

Cela ne remplace pas le besoin d’économiser notre énergie le reste de l’année (d’opter pour une petite voiture, éteindre les lumières, économiser le chauffage, boycotter les terrasses extérieures chauffées…) mais c’est un acte éminemment symbolique qui peut avoir un large impact. Nul doute que cet impact sera commenté dans les médias le lendemain avec, peut-être, un bilan sur les des activités entreprises dans le noir pendant une heure!

Voir le site dédié à l’évènement pour plus d’info.

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Bientôt de retour…

February 20th, 2009 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général | No Comments »

Le site a connu quelques petits problèmes vraisemblablement à cause d’un afflux de spam. Je le reconstruis peu à peu avec l’aide précieuse de Gabriel qui m’a grandement aidé à le mettre en place et que je remercie. Cela prend un certain temps surtout quand on a une activité professionnelle prenante. Avec un hiver aussi parfait pour le ski, il est également difficile de résister à l’appel des pentes enneigées et de la poudreuse, et de ne pas profiter au maximum du temps libre pour chausser skis et peaux de phoques afin de s’immerger dans les espaces sauvages grandioses des Alpes ou du Jura près desquels j’ai la chance de vivre.

La tâche est néanmoins bien avancée et le site reprendra vie très bientôt avec je l’espère l’ajout de vidéos, interviews, diaporamas et, pour commencer, un petit billet sur le sujet d’actualité: la crise. Mais parle t-on de La véritable crise, celle à côté de laquelle la crise actuelle nous paraîtra peut-être anecdotique? La crise économique et financière ne crée t-elle pas une opportunité unique nous permettant de nous interroger sur notre modèle de développement et son impact sur toutes les formes de vie sur terre. A bientôt.

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Barcelone: capitale de la nature

October 12th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Actualités | No Comments »

barcelona-opening-low-res.JPGDepuis une semaine, le monde de la nature est réuni à Barcelone pour le Congrès mondial de la conservation qu’organise l’UICN tous les 4 ans. 8000 personnes, 800 événements… un évènement majeur où sont nées nombre de grandes initiatives qui ont influencé très profondément le mouvement en faveur de la protection de l’environnement. Le concept du développement durable, les partenariats entre les environnementalistes et les entreprises, les dialogues entre les gouvernements et la société civile, les grandes conventions internationales… trouvent leurs racines dans ces congrès de l’UICN. Cette année, un appel à l’action a clairement donné le ton car, si il est certain que le monde se remettra de la crise financière, la crise environnementale laisse présager des impacts nettement plus importants. De nombreuses images et interviews sur les évènements marquants sont disponibles sur IUCN TV

Barcelone c’est aussi la ville de Gaudi, le célèbre architecte, père de la Sagrada Familia, ce temple inachevé dont les piliers centraux et la voute représentent des arbres et la canopée. Il y a presque un siècle il parlait de la nature comme d’un fabuleux livre dans la lecture duquel chacun devrait se plonger.

wcc-logo_french_low_res_jpg.jpgLa préparation de cet évènement est une tâche titanesque. J’ai participé à l’organisation du forum, la partie technique, en coordonnant l’un des trois courants thématiques (voir une vidéo de présentation ici) et travaillé d’arrache pied au cours des derniers mois pour publier à tenps l’analyse 2008 de la Liste rouge des espèces. Ces résultats, présentés le premier jour en scéance plénière, ont confirmé l’accroissement du nombre d’espèces menacées mais ont aussi fait état d’une amélioration pour une quarantaine d’espèces. Ces bonnes nouvelles sont la preuve qu’il est possible d’inverser la tendance si on y met la volonté et les moyens. Les documents sont maintenant accessibles en ligne. Une version française est déjà disponible pour quelques documents et l’ensemble sera traduit d’ici la fin de l’année. Pour écouter une interview, cliquer ici.

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Du mieux pour les baleines

August 21st, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général, Espèces menacées, La biodiversité, Océans, pêche | No Comments »

baleine-a-bosse-photo-kewalo-basin-marine-mammal-laboratory-and-the-dolphin-institute-low-res.jpgLes bonnes nouvelles sont rares alors même si la situation générale des baleines et des dauphins reste préoccupante, comment ne pas se réjouir de l’augmentation des populations de certaines baleines, notamment la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) ou la baleine franche australe (Eubalaena australis)  qui leur vaut un déclassement sur la Liste rouge 2008 de l’UICN vers la Catégorie Préoccupation mineure.

Les passionés de “whale watching” peuvent se réjouir, le spectacle sera encore assuré dans les océans pour quelque temps. Leur nombre reste néanmoins bien inférieur à ce qu’il était avant qu’elles ne soient décimées par la chasse et la situation de certaines populations restent préoccupantes.

C’est un succès évident des programmes de conservation et du moratoire sur la chasse à la baleine décrété en 1986. Ce succès reste fragile car les menaces restent nombreuses et ces bonnes nouvelles risquent d’aiguiser la convoitise des nations baleinières accusant de façon répétée les baleines d’épuiser les stocks de poissons, oubliant que les pratiques de pêche en sont la cause principale. 

Si l’évolution est favorable pour ces deux espèces, près du quart des espèces de cétacés sont considérées comme menacées et la plupart des petits cétacés côtiers et d’eau douce se rapprochent davantage de l’extinction. La situation pourrait s’avérer bien pire du fait que la moitié des espèces (44), sont classées dans la catégorie Données insuffisantes et pourraient très bien être également menacées; des études plus complètes permettront de le préciser. Le plus gros animal de la planète, la baleine bleue (Balaenoptera musculus), le rorqual commun (Balaenoptera physalus) et le rorqual boréal (Balaenoptera borealis) restent toujours classés En danger, dans l’attente de davantage d’éléments prouvant leur amélioration.

Le vaquita (Phocoena sinus), un marsouin du golfe de Californie, au Mexique, sera très probablement le prochain cétacé à s’éteindre. Déjà classé comme En danger critique d’extinction, il est estimé que 15% de sa population en déclin meurt dans des filets maillants chaque année ; il n’en reste que 150 encore vivants à l’état sauvage. Le baiji ou dauphin du Yang Tsé (Lipotes vexillifer) se trouvait déjà dans la catégorie En danger critique d’extinction, peut-être éteint sur la Liste rouge de l’ UICN de l’année dernière ; on craint le même sort pour le vaquita. 

Les cétacés restent menacés dans nombre de régions par les collisions avec des bateaux, l’emmêlement dans des engins de pêche, la détérioration des habitats, le déclin des espèces proies et les perturbations sonores notamment créées par les sonars militaires auxquels on attribue une augmentation des échouages massifs depuis 30 ans. L’impact des changements climatiques qui risquent d’entrainer le déclin des populations de krill dont se nourrissent les grands cétacés de l’Antartique, est aussi à craindre.

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Mangerons-nous les singes jusqu’au dernier?

August 6th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général | No Comments »

Indri (Madagascar) - Photo JC ViéLes défenseurs de la cause environnementale sont fréquemment dépeints comme des rabat-joies, des catastrophistes, qui à force de mauvaises nouvelles lassent l’opinion pour qui la vie quotidienne n’est déjà pas toujours gaie. Certes ! Mais comment faire prendre conscience de la réalité des problèmes et surtout motiver des réactions d’envergure, des changements à la mesure de l’ampleur de l’éradication de la vie sur terre. Nous cherchons les bonnes nouvelles et nous empressons de les relayer quand nous en trouvons. Malheureusement elles ne sont pas si nombreuses et, si on peut se réjouir de l’amélioration de la situation des tamarins lion dans ce qu’il reste de la forêt atlantique brésilienne après 30 ans d’efforts ou de l’augmentation du nombre de gorilles de montagne, la situation générale des primates est plutôt catastrophique.

Dans un rapport rendu public le 5 août, l’UICN et Conservation International ont annoncé que près de la moitié des 634 espèces et sous-espèces de singes de la planète étaient menacées d’extinction. La situation est particulièrement dramatique en Asie du Sud Est comme le Cambodge, le Laos et le Vietnam où plus 90% des espèces sont menacées d’extinction. La Chine, objet de toutes les attentions ces jours ci, vient au 5ème rand des pays abritant le plus gros pourcentage d’espèces menacées avec 77.8%. En comparaison, le Brésil et Madagascar, respectivement 1er et 2ème pays à abriter le plus grand nombre d’espèces (110 et 92) n’en compte « que » 36,4% et 40.2%.

En cause un peu partout la déforestation qui, même si elle n’est pas toujours responsable directement de la disparition d’une espèce, permet aux chasseurs d’accéder à des zones toujours plus reculées en créant de nouvelles pistes dont l’accès est rarement contrôlé.  C’est ce que l’on constate par exemple en Guyane française qui abrite 8 espèces de singes ; bien que protégés ils régressent sur toute la bande littoral et subissent, à l’intérieur du territoire, une pression de chasse très importante associée à l’orpaillage clandestin. On peut ajouter que les singes restent des animaux de compagnie convoités et que certaines espèces sont utilisées dans les médecines traditionnelles.Colobe de Zanzibar - Photo JC Vié

Les primates vivent le plus souvent en groupe et sont relativement bruyants ; la grande majorité est également diurne ce qui en fait une cible de choix pour les chasseurs.  Le taux de reproduction de la plupart des espèces est relativement faible ce qui les rend très sensible à une pression de chasse même modérée.

Les primates habitent les régions tropicales. Un grand travail de sensibilisation, de protection est nécessaire au niveau local.  Européens, américains du nord… peuvent sembler démuni de moyens d’action mais ce serait oublié que nous importons de nombreux produits provenant  de régions où les singes sont bien présents : bois tropicaux, huile de palme, minerais… Pour aider les singes, il est impératif de réduire cette demande et de s’assurer que les sources d’approvisionnement sont gérées de façon irréprochable.

Pendant ce temps une espèce de primates se prétendant « sage », en toute modestie, se porte à merveille, avec une augmentation exponentielle de sa population, de son besoin d’espace et de son appétit illimité pour les ressources naturelles…

Plus d’information en cliquant ici

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Coraux: bonnes et mauvaises nouvelles

July 24th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Espèces menacées, Océans, pêche | 1 Comment »

Corail mer rouge - Photo JC ViéOn a coutume de dire que les récifs coralliens sont l’équivalent marin des forêts tropicales pour la diversité des formes de vie qu’ils abritent. Ils abritent plus de 25% des espèces marines. Ce chiffre suffit à illustrer leur importance pour la vie marine.

Leur préservation est donc vitale pour assurer la survie d’une quantité importante d’espèces, elles même nécessaires au maintien de l’autosuffisance alimentaire et des activités économiques des populations riveraines. Les récifs coralliens fournissent une importante quantité de poisson mais sont également synonymes de petits paradis où les touristes partent à la découverte des splendeurs du monde marin. Sans les coraux bon nombre pourraient changer de destination privant ainsi de nombreux pays de précieuses devises.

Bonne nouvelle: il y a une dizaine de jours et après des années de débat, les lagons de Nouvelle Calédonie ont été inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité. C’est la reconnaissance du rôle important des coraux et notamment ceux de Nouvelle Calédonie qui constituent un des trois plus grands complexes de récifs coralliens dans le monde abritant une diversité de coraux rivalisant, voire surpassant, celle de la Grande barrière de corail australienne.

Moins réjouissant les résultats d’une étude menés par l’UICN et Conservation International publiée dans la revue Science révélant qu’au moins un tiers des 845 espèces de coraux constructeurs de récifs sont menacés d’extinction. Une évaluation rétrospective montre que seules 13 espèces étaient menacées il y … seulement 10 ans. C’est dans le Triangle de corail, dans le Pacifique ouest, que le nombre d’espèces de coraux est le plus important mais c’est dans les Caraïbes, déjà bien moins riches, que l’on trouve le plus grand nombre d’espèces En danger critique d’extinction, notamment le magnifique corail corne de cerf. Les menaces principales sont les changements climatiques, les pratiques de pêche destructrice, la pollution et la dégradation des habitats côtiers colonisés par l’homme. Des maladies et une étoile de mer vorace répondant au doux nom de Acanthaster planci viennent s’ajouter au tableau des menaces.

Enfin, l’acidification des océans résultant de l’absorbsion d’une quantité croissante de CO2 risque d’avoir également un impact majeur sur la capacité des organismes possédant un squelette externe comme les coraux, les mollusques et les crustacés.

Pendant ce temps, comme lors du récent sommet du G8, les négociations sur les réductions des gaz à effet de serre piétinent…

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La vie sauvage: un luxe?

July 16th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général | No Comments »

A l’invitation de la BBC je tente de donner quelques éléments de réponse dans leur “Green Room” cette semaine.

Dans un monde de plus en plus citadin, argumenter en faveur de cette évidence est un des plus grands défis auquels le monde de la conservation de la nature est confronté. Vos commentaires m’intéressent donc tout particulièrement. C’est en anglais pour changer ;0).

Pour accéder à l’article cliquer ici

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Si c’est Jean-Jacques qui le dit…

July 14th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Biodiversité - général | No Comments »

On parle parfois de faire des choix parmi les espèces que l’on souhaite sauver de l’extinction. Certains préconisent un tri, une simplification par une élimination des espèces qui remplieraient des fonctions similaires. Pour ma part, je suis convaincu que si une espèce existe et se trouve à un endroit précis, c’est qu’il ya une bonne raison. L’argument a bien sûr peu de poids face aux acteurs économiques et politiques, j’en conviens.

La nature est la plus vaste entreprise connue de nous; son secteur Recherche et Développement a testé des millions de formes de vie sur des millions d’années; elle a pris son temps et a bénéficié d’un budget illimité; elle a évolué, s’est adaptée pour produire une diversité qui ne peut que susciter émerveillement. Elle a aussi produit l’environnement le plus favorable qui soit pour que l’homme s’épanouisse au point d’atteindre une population de plusieurs milliards d’individus.

Je visitais une belle exposition au Musée de Genève récemment et suis tombé sur cette phrase de Jean-Jacques Rousseau qui lui aussi faisait confiance à son instinct et au bon sens: “Jamais la nature ne nous trompe; c’est toujours nous qui nous trompons”.

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Petit matin dans le Jura

June 27th, 2008 Jean-Christophe Vié Posted in Histoires de nature | No Comments »

Je suis au bureau, devant mon ordinateur -curieux outil pour sauver le monde! -  quand je reçois ce court message d’un fin connaisseur de la faune du Jura. Un beau message, sobre, précis, parlant, comme peuvent en écrire ceux qui savent observer et profiter de la beauté de la nature. J’attends toujours ma première rencontre avec cette bestiole fascinante mais les gros chats sauvages ne se sont jamais précipités pour croiser ma route….

“Pour l’anecdote, une rencontre chanceuse, celle qui ne survient pas plus d’une fois par an : c’était dimanche matin au réveil d’une nuit en famille et à la belle étoile. Le temps de réaliser que ce chevreuil bizarre n’en est pas, de précieuses secondes sont perdues pour enregistrer toute la scène. Le lynx est là, à découvert dans la pature, bondissant dans les hautes herbes, pour une fois mal camouflé dans la végétation, mal emmitouflé derrière une écharpe de brume. Pendant qu’il monte tranquillement la pente vers la lisière, son pelage tacheté parait d’un roux très vif, accentué par le premier rayon de soleil. L’image est un peu tremblante et brève, mais intéressante.
Affut en soirée, emplacement choisi intuitivement à 500m de là, à l’opposé du bois dans lequel il a disparu. Le trépied n’est pas encore installé que le lynx apparaît en lisière. Il marque un tronc puis disparaît dans le sous-bois. Quelques détails visibles à l’image confirment une premiere impression : c’est un mâle.”

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