La biodiversité

Bec en sabot, Ouganda (Photo JC Vié)Le terme de “biodiversité” s’est progressivement imposé et fait aujourd’hui partie du vocabulaire courant. La Convention sur la diversité biologique définit la biodiversité comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ». Elle décrit la variété des animaux et des plantes, mais aussi des milieux naturels, des paysages, et de tous les processus biologiques qui lient entre eux ces différents aspects du vivant. Les espèces en sont la composante visible, mesurable, la plus étudiée et la plus familière. C’est donc une unité de choix pour nous permettre de mesurer la santé de la vie sur la terre.

A travers ce mot un peu technique de “biodiversité”, nous parlons tout simplement de la vie. Sur tous les continents, elle est, en principe, une valeur sacrée. De nombreuses populations attribuent aux manifestations de la nature une dimension spirituelle…

La Convention sur la diversité biologique, communément dénommée Convention de Rio, a vu le jour en 1992. Un nombre sans précédent de pays a décidé de la signer cette année-là. En s’engageant ainsi, pratiquement tous les gouvernements de la planète ont reconnu l’importance de la biodiversité pour l’avenir de l’humanité. Cet engagement a été réaffirmé au Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg dix ans plus tard. A cette occasion, pratiquement tous les pays de la planète se sont donné comme objectif un “ralentissement significatif” de la perte de biodiversité d’ici 2010. Les pays Européens sont allés plus loin, en se fixant l’objectif d’arrêter totalement l’érosion de la biodiversité dans les mêmes délais. On ne peut que s’en réjouir mais voilà, nous sommes en 2008, et le déclin se poursuit…